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Notules sur les 120 saints

Les Saints (lettre O)

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SAINTE ODILE 14 Décembre


Vins d’Alsace

SAINTE ODILE PATRONNE DU VIN D’ALSACE.

Sainte Odile est la plus populaire parmi tous les saints d’Alsace. Du fameux Mont Saint-Odile, sa statue domine toute la plaine d’Alsace.

Juste à ses pieds apparaît les vignes du célèbre Clos Sainte-Odile.

Sainte Odile à Avolsheim (Bas-Rhin) Photo Marc Heimermann

Isabelle Blanquis, nous apporte quelques précisions historiques sur la légende de Sainte Odile.

Odile était fondatrice et abbesse du couvent de Hohenbourg. Un jour le vin qui avait été distribué aux pauvres et aux pèlerins, manqua.

« Quand la sommelière se plaignit du manque de vin, la sainte lui dit: « Ne vous affligez pas ma fille, ayez confiance, car celui qui avec cinq pains et deux poissons a nourri des milliers d’hommes, pourra, s’il le veut bien augmenter la petite mesure de vin qu’il daigna nous laisser ». Là- dessus, la sœur lui demanda sa bénédiction, s’en alla et trouva le fût rempli de vin ».

 

Ainsi, le 14 décembre est consacré à célébrer la fête de la patronne d’Alsace, et par ailleurs, il est coutume de voir associer la figure de la sainte à quelques produits de la vigne.



SAINTE OLIVE 5 Mars

Vins et Huiles

L’OLIVE ET LE RAISIN, UN MARIAGE NATUREL.

« Il y a deux liqueurs très agréables au corps humain, à usage interne le vin, à usage externe, l’huile »

Pline, XIV, XXIX, 150

En ce jour de la Sainte Olive, (martyre du début de l’ère chrétienne) on ne peut qu’associer le nom d’Olive à celui du fruit dont l’extraction donne l’huile.

Ainsi, l’huile est à l’olive ce que le vin est au raisin. Deux fruits, issus de deux plants méditerranéens, l’olivier et la vigne.

Les comparaisons et les rapprochements sont nombreux. On parle de vin naturel et d’huile vierge, comme d’un vin de première presse ou d’une huile de première pression. L’olive noire est au raisin rouge, ce que l’olive verte est au raisin blanc.

Comme le souligne Christiane Amiel, « tandis que le vin nourrit le corps en profondeur, à l’huile s’attachent des usages tout de surface. »

Convivialité suprême au profit des bienfaits du corps, huile et vin font corps selon la recette universelle et originale de N.Chomel ( 1741) pour donner l’huile rougie :

« Pour faire cette huile, prenez une livre d’huile d’olive, une chopine de vin, une bonne poignée de feuilles de roses, le tout mis ensemble dans un pöelon, il faut le bien faire bouillir jusqu’à ce que ces herbes soient cuites, les passer ensuite dans un linge, et les bien presser pour en tirer le suc que vous garderez dans une fiole. »

Huile et vin consacrent l’enfant qui vient de naître. Sur le plan religieux, c’est la cérémonie du baptême où l’enfant se voit le front enduit de l’huile sainte par le prêtre, puis célébré ensuite par les parents par un « arrosage » festif.
De façon plus profane, l’huile assure la cicatrisation du ventre du nouveau-né après la chute du cordon ombilical, alors que le vin fortifie par humidification les lèvres du bébé.

L’enfant est définitivement affranchi de l’univers de l’eau et du sang grâce au mariage de l’onction et de la libation.

L’essentiel de la liturgie catholique prône l’usage de l’huile et du vin pour les sacrements. L’huile pour la sainte onction, et le vin pour la sainte communion.

L’Eglise est donc bien à l’origine du développement économique, et des vignes et des plantations d’oliviers.

C’est ainsi que prospèrent vignes parmi les oliviers et réciproquement autour des monastères du midi de la France.

La communion de l’huile et du vin est à son paroxysme lorsqu’un bon vin capiteux et lourd laisse apparaître ses larmes suscitant l’extase du goûteur. Emile Peynaud grand œnologue parle de vin qui « file et coule sans bruit ».

D’ailleurs, ne dit-on pas communément d’un bon vin, qu’il « se laisse boire comme de l’huile » et pour montrer sa satisfaction après avoir bien bu, de proclamer « s’être graissé le gosier » !

Pour rencontrer le mariage naturel de la vigne et de l’olivier, il faut se rendre dans la Drôme provençale, et découvrir leur progéniture que sont les moulins à huile de Nyons et les caves de Vinsobres sa voisine. Ces hauts lieux mériteront votre recueillement puis votre assouvissement, comme s’il s’agissait d’un retour sur les fonds baptismaux.

Plus loin, vers les Corbières, allez faire pèlerinage à NotreDame de l’Olive, adorable chapelle située à la sortie de Saint -Jean- de-Barou

 

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....Copyright © 2006 Marc HEIMERMANN .